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2. Le respect de la nature
L'Enfant des Etoiles

2. Le respect de la nature

"La terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre"


Vie quotidienne des Amérindiens


Vivant en symbiose avec leur milieu naturel, les Amérindiens dépendent en effet des conditions climatiques et des ressources, même s'ils ont su s'adapter aux contraintes. Chaque grand ensemble a ainsi développé une activité de prédilection, avec son savoir-faire propre. Dans les régions arctique et subarctique, il s'agit de la pêche. Dans le Nord-Ouest (État de Washington) celle-ci vise en particulier les cétacés, les phoques, et la morue. Le travail du bois de thuya (totems, masques), de la vannerie et du tissage sont aussi très développés. Le Grand Bassin se caractérise par la chasse et l'organisation de véritables villages, voire de villes et de huttes. Dans les Grandes Plaines, c'est le bison qui est chassé et le cheval dressé à la suite de son introduction par les Européens. En Californie, on trouve un art décoratif à base de décorations en plumes et en coquillages. Au Sud-Est, des cultures tropicales de maïs et de pomme de terre sont faites à grande échelle. Ce sont les grandes civilisations précolombiennes qui mettaient en place de telles organisations radicalement différentes du modèle de vie nomade et en harmonie avec la nature, développées par les peuplades d'Amérique du Nord étudiées plus haut.


Enfin au Sud-Ouest, confluent de ces deux civilisations, on trouve des peuples sédentaires influencés tant par leurs voisins de la partie supérieure du continent que par ceux de la partie inférieure. Ainsi, ils pratiquent l'irrigation, tissent le coton, font des poteries, tressent des paniers, exploitent les cactus Peyotl, portent des bijoux et vivent dans des constructions en adobe. Toutefois les Apaches sont nomades et vivent donc bien plus de la chasse. 



 


La chasse au bison


La chasse au bison a été la source principale de nourriture des peuples des Plaines et Métis jusqu’à l’effondrement des troupeaux de bison, dans les années 1880. La chasse au bison a été la source principale de nourriture des peuples des Plaines et Métis jusqu’à l’effondrement des troupeaux de bison, dans les années 1880. La chasse était vitale pour la traite des fourrures, dont le commerce a accéléré et soutenu la colonisation européenne. Le bison était fort abondant en Amérique du Nord. On estime que la population de bison a atteint plusieurs millions à son apogée. Des observateurs du début du XIXe siècle décrivent qu’un troupeau pouvait compter des dizaines de milliers de bêtes. Or, à la fin du XXIe siècle, les troupeaux ne comptent que quelques centaines d’animaux, et il en subsistait probablement moins de 100.


 


Méthodes de chasse


Les chasseurs exploitent les troupeaux de bison de différentes façons. Ils usent notamment de ruse ou de subterfuges, en se couvrant de peaux de loup ou en imitant le cri d’un bisonneau, afin de s’approcher à portée du troupeau pour le tir à l’arc, ou ils s’entraident pour diriger le troupeau vers une falaise (précipice à bisons) ou vers un enclos robuste, ce qui permet d’abattre un plus grand nombre de bêtes à la fois. Les Kainah, les Peigans, les Cris et les Sarsis sèment la panique chez les bisons entre deux barrières, parfois faites de rondins entremêlés de broussailles, qui mènent vers une falaise. Les bisons tombent dans le précipice; ils meurent à la suite de leur chute ou ils sont abattus sans délai. La neige profonde et les terres marécageuses ralentissent les déplacements des troupeaux, permettant ainsi aux chasseurs à pied de s’approcher de leurs proies agitées. Certains chasseurs guident les bisons vers les précipices ou les enclos à l’aide de copeaux de bouse de bison fumants. Peu importe la méthode, il est primordial de procéder avec une petite partie du troupeau à la fois pour éviter de perturber le mouvement du grand troupeau.


Les archéologues ont dénombré un grand nombre de précipices à bisons. L’un des plus anciens est Head-Smashed-In Buffalo Jump, situé dans le sud-ouest de l’Alberta, aujourd’hui site du patrimoine mondial des Nations Unies. Vers 1730, l’arrivée du cheval permet de chasser en chargeant sur les bisons ou en les encerclant, améliorant de beaucoup l’efficacité de la chasse. Quarante ans plus tard, la chasse à cheval est presque universelle; à partir des années 1780, le cheval est essentiel à la vie dans les Plaines.


 


Importance culturelle


La chasse était à la base du mode de vie des Plaines. La viande nourrissait, les tendons et les os étaient utilisés dans la fabrication d’outils, et les peaux servaient à fabriquer des vêtements et des abris. La chasse et les produits de celle-ci ont donné naissance à des institutions sociales, politiques et culturelles complexes et les ont soutenues. En évitant de bouleverser l’ensemble des troupeaux, les chasseurs étaient en mesure d’utiliser les mêmes précipices et les mêmes enclos à répétition, ce qui a donné lieu à l’implantation d’une culture semi-sédentaire. Les peuples dont l’alimentation reposait sur le bison avant l’arrivée des colons étaient en meilleure santé que les autres. Ils ont donc été beaucoup moins vulnérables aux épidémies de tuberculose. Après l’arrivée des Européens, le bison était essentiel à la traite des fourrures. Les postes de traite situés le long des rivières Rouge, Assiniboine et Saskatchewan Nord achetaient de la viande séchée, du pemmican et, en saison, de la viande fraîche de bison. Le contrôle des troupeaux de bison et l’accès à ceux-ci étaient sources de tension et d’antagonisme entre les peuples autochtones et entre les Autochtones et les colons blancs. Les guerres étaient courantes. À mesure que les troupeaux diminuaient, la situation désespérée des peuples des Plaines, minés par la famine et la maladie, a suivi une trajectoire similaire à celle des bisons. La chasse qui jadis soutenait le développement étendu et complexe s’est épuisée. Désespérées, les communautés autochtones ont accepté les modalités d’un traité proposé par le gouvernement canadien opportuniste et sans scrupules.


 


L’agriculture


L’agriculture amérindienne est traditionnelle et essentiellement vivrière, même si certains produits peuvent faire l’objet d’un commerce. Ignorant les techniques de la métallurgie, ils ne disposent pas d’outils en fer et travaillent la terre au moyen d’instruments agraires simples, en bois et en pierre : houe, plantoir, etc. Les omoplates de bisons servent à fabriquer des sortes de bêches. En général, les travaux agricoles reviennent aux femmes, ainsi que la préparation des repas. Les productions agricoles varient en fonction du climat ; cependant, les principales plantes cultivées, que les Amérindiens surnommaient les « trois sœurs », étaient la courge, le maïs et le haricot. Selon les aires culturelles, on peut trouver du tabac, du tournesol ou du coton. Les peuples sédentaires savent mettre en œuvre des procédés pour améliorer les rendements : irrigation dans le Sud-Ouest, engrais et associations culturales dans le Nord-Est, brûlis…Les Amérindiens ne connaissent qu’un seul animal domestique avant l’arrivée des Européens : le chien. Il est un compagnon de chasse et de garde. Certains peuples pratiquent également l’élevage de la dinde.


 


Pour les plus jeunes



Les Sioux


La nation Sioux est un grand groupe de tribus amérindiennes qui vivaient dans les grandes plaines d’Amérique du Nord.  De nombreuses tribus Sioux étaient des nomades qui se déplaçaient d'un endroit à l'autre en suivant les troupeaux de bisons. Une grande partie de leur style de vie était basée sur la chasse au bison.



 


Le bison


L'un des aspects les plus importants de la vie des Sioux était le bison. Ils utilisaient tout le bison, pas seulement sa viande pour se nourrir. Ils utilisaient la peau et la fourrure pour les couvertures et les vêtements. Ils tannaient les peaux pour faire les couvertures de leurs tipis. Les os étaient utilisés comme outils. Les poils de bison étaient utilisés pour fabriquer des cordes et les tendons pouvaient être utilisés comme du fil à coudre et des cordes d'arc.
Le bison est un animal gros et puissant qui voyageait en grands troupeaux. Pour les chasser, les Indiens devaient être intelligents et travailler ensemble. Ils amenaient souvent le bison à se précipiter d'une falaise.

 


La cueillette


La cueillette, c'est quand les gens obtiennent leur nourriture de l'environnement qui les entoure. Les Amérindiens cueillaient des aliments tels que des baies, des noix ou d'autres fruits provenant d'arbres et d'arbustes à baies à croissance naturelle. La plupart des Amérindiens utilisaient la cueillette pour obtenir une partie de leur nourriture.

 




Bibliographie                      


                       


Royal B. Hassrick, Les Sioux : Vie et coutumes d'une société guerrière, Albin Michel, 396 p., 1993


Wikipedia, Amérindiens aux Etats-Unis


https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9rindiens_aux_%C3%89tats-Unis#cite_note-40


Ducksters, Native Americans, Agriculture and food


https://www.ducksters.com/history/native_american_agriculture_food.php


Ducksters, Native Americans, Sioux Nation


https://www.ducksters.com/history/native_american_sioux_nation.php


Les peuples Amérindiens


http://amerindien.e-monsite.com/pages/respecter-mere-nature.html


Wikipedia, Nord- Amérindiens


https://fr.wikipedia.org/wiki/Nord-Am%C3%A9rindiens


Encyclopédie Canadienne, Chasse au bison


https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/chasse-au-bison


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